Spectacles
avec le Centre National du Théâtre
actOral 8
Texte de Jean-Paul Quéinnec.
Mise en lecture Geoffrey Coppini assisté de Marion Abeille
Avec Arnaud Aldigé, Maude Buinoud, Lou Colombani et Mickael Gaspar
parle du changement qui s'opère, d'année en année, dans les dispositions ou prédispositions de l'homme contemporain. Qu'est ce que le luxe aujourd'hui ? Le luxe du passé ne serait-il pas devenu le strict minimum de notre quotidien?
Un homme, une femme et un enfant recherchent un idéal de vie, une progression sociale dans un désir de mimétisme face à l'image télévisuelle, poussant leur réalité vers un quotidien qui s'irréalise à travers des envies et des désirs inavouables.
Leur réalité n'est peut-être plus une représentation du réel, mais sans doute la représentation d'une autre réalité.
LUXE ne reflète pas une réalité mais tente, en représentant des bribes de notre quotidien, de mettre en représentation des projections mentales qui nous hantent.
Luxe
Les 3 et 4 décembre 2008 à montévidéo - Marseille
Abondance de choses somptueuses
Ce qui fait partie du nécessaire, de l'indispensable
Ce qu'on se permet de manière exceptionnelle
Texte de Geoffrey Coppini et des extraits des liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos
Mise en scène : Geoffrey Coppini
Avec : Paulo Guerreiro, Carlos Martins, Clémence Schreiber et Lou Colombani
Travail Corporel : Paulo Guerreiro
Lumière : Manon Lauriol et Alice Huc
Vidéo : Ismaël Castan
LUXE N°1 nous parle du changement qui s'opère, d'année en année, dans les dispositions ou prédispositions de l'homme au sein de la société contemporaine. Qu'est ce que le luxe aujourd'hui, le luxe du passé ne serait-il pas devenu le strict minimum du quotidien?
À travers la mise en quotidien d'un couple dans leur recherche d'idéal, leur progression sociale, leur difficulté à accepter le changement que peut apporter la naissance d'un enfant, nous verrons les obstacles ou problèmes qu'ils peuvent rencontrer à tenir l'un face à l'autre.
Ils sont dévorés d'envies, de fantasmes inavouables, destructeurs de ce qu'ils sont, dans une quête toujours inassouvie d'une certaine idée du bonheur.
Dans un lieu unique, leur salon, nous les verrons évoluer face à l'image d'une télévision où une femme devenant vedette puis icône viendra brouiller les pistes de leur schéma idéalisé pour montrer l'agissement perpétuel de l'image-média face à une réalité qui peu à peu s'irréalise.
Monstres du quotidien, ces deux être "en couple" vont de moins en moins dialoguer : au plus leur apparence se construit au plus leur parole devient inconsciente.
Ce mécanisme détermine le jeu d'acteur qui va se déployer dans un va-et-vient entre une parole "consciente", celle d'un quotidien, et la fulgurance d'une parole "inconsciente", celle que le corps parlant ne maîtrise plus.
Les 3 et 4 octobre 2007 dans le cadre d'actOral 6, festival international des arts et des écritures contemporaines
Texte et mise en scène : Geoffrey Coppini
Avec : Lou Colombani, Geoffrey Coppini, Claire Delaporte-Rojas, Catherine Poisson, Frédéric-Schulz-Richard
Lumière : Manon Lauriol
Vidéo : Patrick Laffont
Production : LAST Cie / montévidéo, avec le soutien des Mécènes du Sud. Spectacle présenté dans le cadre d'une aide à la maquette du Ministère de la culture / DMDTS / DRAC-PACA
L'histoire se déroule sur quelques heures de la vie de deux familles, questionnant le rapport entre les Hommes, intime et personnel face aux maux de chacun. Seules parle de la filiation, de l'identité dans un traitement qui n'est pas psychologique mais qui tend à s'inscrire dans une parole quasi mécanique. (...)
D'un côté, La Femme d'avant, La Femme, Le Fils : la salle à manger d'une famille traditionnelle, des liens de sang. De l'autre, Lady Vamp, Dah, Tochter : un cabaret, une autre famille, une sorte de communauté.
Des solitudes, des corps en marge, ébréchés. Là, se déroule l'histoire. Confrontation de deux familles. Quelques heures avec elles. Intrusion de l'une dans l'autre, questionnant le rapport entre les Hommes, intime et personnel face aux maux de chacun.
Seules interroge la filiation comme élément perturbateur et incontournable de la construction sociale et identitaire des êtres, une filiation qui impose des règles qui n'en sont plus, puisque intégrées par tous dans le quotidien collectif. Ce sera «Pop.Rock.jazz.etc». Comme au cinéma sans y être. Un théâtre de chair où le corps en quête de perfection laisse entrevoir les bribes d'un déséquilibre.
Geoffrey Coppini

Les 8 et 9 mars 2007 à montévidéo
De Frédéric Schulz-Richard
Adaptation : Geoffrey Coppini et Frédéric Schulz-Richard
Mise en espace : Geoffrey Coppini
Avec : Lou Colombani, Geoffrey Coppini, Frédéric Schulz-Richard, Agustin Vasquez
Je laisse passer sur mon corps nous laissons passer sur nos corps un manque trompeur d'Histoire - qui n'exclut pas la mort des autres. Lorsque tu reviendras tu verras qu'ici un regard suffit encore à déclencher une guerre. Nous sommes l'énoxe sur la terre rouge, les derniers des cons, les fous aboyant à la lune, le corps invalidé. Nous sommes les noctiluques qui brillent même la nuit dans leur mauvaise conscience - nous sommes les mains armées du couteau qui ont tranché nos mains. Nous pouvons hurler à la mort comme les chiens que traînent nos enfants et regarder le premier venu de chien à chien. (...) C'est la responsabilité du chien de ne pas oublier, où qu'il se promène, que ce soit sur la terre du Nord, du Sud ou du Milieu, qu'il est toujours le même chien. C'est la responsabilité de l'homme de ne pas arracher les pages du calendrier en faisant comme s'il ne s'était rien passé la veille, comme si la veille il n'avait pas trahi, tué (comme si une pensée vertueuse pouvait caresser le temps dans le sens du poil!)...Il n'y a plus un signe de tendresse à mille lieues à la ronde, arrête de t'égosiller comme ça, arrête...
Extrait du roman L-‘-é-n-o-x-e, de Frédéric Schulz-Richard.
L‘énoxe pose une énigme qui dépasse la simple histoire de ces gens désespérés, regroupés en clan, à la suite de la mort de Simon. La découverte de cahiers laissés par le défunt les met en route pour suivre le parcours de Simon. Ils en arrivent à se couper les mains afin de crier au monde le désespoir de l'humanité. Un acte de Kamikazes, mais est-ce un acte si fou? Ces gens ne sont-ils pas en fait nos voisins, nos amants, nos parents...? Cet acte n'est-il pas le fruit d'un raisonnement logique? Peut-on parler d'un seuil de toléranceou juger ces acteslorsqu'ils sont agis sous l'emprise d'un fanatisme?
Ce texte s'inscrit dans une thématique qui s'initie dans une anthropologie très actuelle. Tout le monde est en manque, il restera toujours un manque malgré des choix et des directions de vie réfléchis et assumés. Tout le monde a l'occasion de passer par cet état, certains y restent, d'autres y meurent, d'autres encore s'en sortent. Ce qui est à constater dans l'écriture, c'est la part obscure qui s'initie dans chaque trajet de vie décrit, dans chaque maillon de ce groupe «neo-kamikaze».
Bien que ce sujet soit complexe, voire limite, l'énoxe applique une stratégie de l'ironie pour survivre, dans un seuil de tolérance quasi maximum. Si le texte offre une dialectique en surface, reste l'impression qu'il n'y a pas de jeu, pas de dialectique ni d'écart, mais une collision de tous ces éléments.
La question du corps et du rapport entre les corps est très présente dans ce texte, comme un secret, le noeud n'est pas «qui sont ces gens?» mais plutôt «quel corps ont-ils?». Des corps qui jusqu'à la mutilation auraient été cachés, comme définitivement énigmatiques. A travers cette étrangeté textuelle ou corporelle, apparaît une certaine obscénité, un mur quasi infranchissable.
Ils peuvent être amis, rockeurs, sportifs, membres d'honneur d'une organisation, mais sont ensemble pour crier au monde leur désespoir. C'est dans leur corps que cette déflagration doit se voir.
Geoffrey Coppini
Co-production LAST Cie - Diphtong Cie avec le soutien de Montévidéo
Le roman L'-É-N-O-X-E est à paraître début 2009

Création 2006
Ce sont des gens avortés, pris d'un milieu naturel, mis dans une sorte de captivité. Ces gens, figures, oscillent entre une obscénité sociale et une obscénité sexuelle.
Gross délimite 3 lieux :
La Room espace d’une famille qui positionne sa vie selon les diktats d’une société normée.
La Darkroom espace symbolisant les lieux qu’on ne voit pas ou ne veut pas voir(Sex Shop, Club échangiste…)
La Psychoroom espace de la tentative d’un retour à soi, d’une intimité qui se nomme.
Les acteurs tentent d'atteindre l'obscénité de ces figures sans y parvenir et c'est ce trajet qui est donné à voir. Ils tentent mais n'attrapent que les bribes de ces individualités singulières, dans une constante tension avec leur corps qui, par moment, lâche pour revenir à l'acteur.
Librement inspiré de « Ogres » de Pier-Angelo Polver
Écriture et mise en scène : Geoffrey Coppini
Avec : Lou Colombani, Sébastien Giozzet, Julien Kirsch
Lumière : Lucie Delorme et Manon Lauriol
Vidéo : Jean-Laurent Xynidis
Scénographie : Sébastien Pons
Son : Mathieu Font
Costumes : Maxime Berrardi
Production : Compagnie d’Avril, avec le soutien du Crédit Agricole Alpes-Provence, Les Bancs Publics et les Rencontres//01.
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